Nous partons du principe déjà exposé plus haut qu'un projet tel que le nôtre doit viser prioritairement la satisfaction des besoins du public. En terme de besoins, si nous nous référons à la typologie de Maslow, les besoins de base doivent être d'abord rencontrés de même que les besoins de sécurité. Même si un travail d'insertion fonctionne sur tous les niveaux de besoin, dont les besoins dits supérieurs de réalisation de soi, la nécessité de garder les pieds par terre s'impose comme un prérequis. Les besoins de base devant être satisfaits prioritairement, la réalisation de l'insertion professionnelle va de soi comme la condition première à l'insertion sociale et aux divers projets de vie, car elle est la condition qui va permettre d'assurer la satisfaction des besoins de base et de sécurité par l'obtention d'un emploi, donc d'un salaire. Par conséquent, plus vite les personnes seront mises dans des situations réelles d'emploi, plus vite les conditions seront créées pour traiter l'ensemble des besoins et des problèmes afférents, d'où la nécessité d'accompagner de manière individuelle des processus d'insertion.
Les publics-cibles prioritaires sont les femmes et les jeunes sans emploi mais aussi les chômeurs de longue durée, des personnes illettrées et des personnes présentant en général des handicaps sociaux et des situations personnelles les mettant en difficulté d'insertion professionnelle. Il va de soi que les catégories ciblées ne s'excluent pas mutuellement et que des personnes peuvent remplir les cinq critères.
Ce public se retrouve parmi les personnes en parcours d'insertion professionnelle chez les trois partenaires opérateurs de formation (Agora formation, Ibep, AFA) à l'intérieur de formations de prestation préparatoire à l'emploi, d'alphabétisation, de français langue étrangère, de prestation d'orientation professionnelle, d'atelier de lutte contre l'illettrisme, avec les financements afférents à ces divers dispositifs. Ces formations se déroulent à St Brieuc, Brest, Quimper, Rennes, Lorient et Vannes.
Ces formations représentent un ensemble de plus de 600 personnes par an qui se ventilent comme suit : 57% de femmes et 43% d'hommes, 89% de jeunes, 22% de personnes de niveau 6, 21% de niveau 5bis et 39% de niveau 5.
L'action que nous envisageons vise à répondre sur les organismes visés à la question de l'insertion professionnelle des publics-cibles présents de manière importante dans les formations déterminées par les partenaires.
Nous mettrons en place une série d'activités à savoir:
- Une action d'accompagnement
- Un programme de sensibilisation-diffusion vers les entreprises, programme impliquant les divers partenaires du PDD et en particulier ADIA et une action spéciale de médiatisation concernant les emplois féminins
- Des actions TIC s'adressant à tous les segments d'activité de notre programme Equal (partenaires, formateurs, opérateurs de terrain, bénéficiaires ultimes...)
- Des activités de diffusion en région
- Des activités d'évaluation